Ipad fever in french subway
David Grunberger
Début d'année tonique pour la publicité sur Internet aux États-Unis. Au premier trimestre, les annonceurs américains ont augmenté leurs dépenses sur le Web de 7,5 %. Le marché de la publicité en ligne atteint ainsi 5,9 milliards de dollars, selon le dernier bilan de l'Interactive Advertising Bureau (IAB). Un pic inédit pour la période, traditionnellement plus faible que le reste de l'année. Ce résultat, meilleur que prévu, a aussitôt conduit la société d'études eMarketer à relever ses prévisions pour l'année. Et pas de peu. Fin décembre, l'institut tablait encore sur une hausse de 5,5 % des dépenses publicitaires en ligne aux États-Unis pour l'année 2010. Depuis lundi, eMarketer parie sur une croissance annuelle de près de 11 %. Le marché américain devrait ainsi passer de 22,7 milliards de dollars investis en 2009 (- 3,4 %) à 25,1 milliards de dollars cette année, estime la société.
Une grande responsabilité de cette croissance revient à la publicité sur les moteurs de recherche en général et à son champion, le groupe Google, en particulier. «Quand Google progresse, c'est une grande partie de la publicité en ligne qui progresse. Quand Google a donc annoncé un bond de 21 % de ses recettes publicitaires aux États-Unis au premier trimestre 2010, ce fut un signal clair du retournement de la situation» , souligne David Hallerman, analyste chez eMarketer.
Les bannières publicitaires (display) profitent, de leur côté, d'une confiance accrue des annonceurs dans le média pour toucher leurs cibles. Cet engouement profite à de grands portails comme Yahoo!, qui a annoncé une hausse de 11,7 % des recettes générées par ses sites en publicité display, au premier trimestre, aux États-Unis.
De nouveaux supports publicitaires comme le réseau social Facebook contribuent aussi à tirer le marché. Ce réseau a été, au premier trimestre, le site ayant affiché le plus grand nombre de bannières publicitaires, avec 176 milliards d'impressions publicitaires en trois mois aux États-Unis, selon comScore. Représentant ainsi 16,2 % du marché display, Facebook devance Yahoo!, avec 132 milliards de bannières affichées, ou encore Microsoft, à 60 milliards d'impressions. Au total, le nombre de bannières diffusées a progressé de 15 % sur un an.
«La croissance sur un an que nous observons reflète la confiance des annonceurs dans la valeur et l'efficacité de la publicité interactive», résume Randall Rothenberg, PDG de l'IAB.
Source: http://www.figaro.frIl s'était fait connaître sous le nom de Hacker Croll et avait connu son heure de gloire l'été dernier, en révélant des documents internes sur la stratégie de Twitter. Au terme d'une investigation de plusieurs mois menée par la police judiciaire française, en coopération avec le FBI, un jeune pirate français a été interpellé mardi dans le Puy-de-Dôme. Agé de 25 ans, sans profession, il était déjà connu pour de petites escroqueries sur Internet «qui lui avaient rapporté 15.000 euros», indique-t-on de source proche du dossier.
C'est après le double piratage de Twitter en 2009 que ce jeune Français a gagné une renommée internationale. Fin avril, Hacker Croll se fait une première fois remarquer en postant une série de captures d'écran de l'interface d'administration de Twitter sur le forum de Zataz, un site spécialisé dans la sécurité informatique. Il pénètre notamment dans l'outil de gestion des comptes de Barack Obama, des chanteuses Britney Spears et Lilly Allen et de l'acteur Ashton Kutcher, d'où il peut supprimer les profils ou de modifier les mots de passe.
Hacker Croll récidive en juillet, lorsqu'il met la main sur des documents internes de Twitter. De la rivalité avec Facebook aux objectifs de revenus et de conquête d'abonnés (1 milliard en 2013) aux plans des bureaux de la société, tous les secrets de Twitter sont détaillés par le menu. Très embarrassé, le co-fondateur du site est contraint de reconnaître l'authenticité du piratage. A l'époque, le FBI est déjà en alerte. C'est à ce moment que le contact est établi, en France, avec l'Office central de lutte contre la cybercriminalité (OCCLTIC).
Si ce double piratage d'un des sites les plus populaire du moment a été largement médiatisé, Hacker Croll n'a pourtant «jamais tenté de le monnayer ni d'en tirer un profit quelconque», confie-t-on de source proche de l'enquête. Dans un entretien accordé à Zataz, le jeune Français avait expliqué n'agir que par «défi». «Pas question de nuire, détruire. Je pourrai revendre facilement ce que j'ai trouvé, mais ça aussi, hors de question», avait-il déclaré. «J'ai simplement pris des captures d'écran sans modifier quoi que ce soit», ajoutait-il.
Le piratage n'était pas non plus de haute volée. Très loquace, Hacker Croll expliquait à Zataz être parvenu à pénétrer dans l'interface d'administration en prenant possession du compte email d'un des responsables du site de Twitter. Pour cela, il avait dû deviner la réponse à la «question secrète» sur Yahoo (la ville de naissance de ce responsable de Twitter) pour générer un nouveau mot de passe. C'est une stratégie comparable qui lui a permis d'entrer dans le compte Google Apps de Twitter et d'accéder aux documents confidentiels.
Interpellé par les enquêteurs français et quatre agents fédéraux américains, Hacker Croll a été placé en garde à vue au SRPJ de Clermont-Ferrand.
La crise du marché publicitaire a plombé les comptes du groupe Lagardère. Et son président, Arnaud Lagardère, n'entrevoit pas de réelle embellie cette année. Même s'il s'avère meilleur que l'an passé, l'environnement publicitaire reste «mauvais» en 2010, a-t-il déclaré mercredi en marge de la présentation des résultats annuels de son groupe. Particulièrement impactée par la crise, sa filiale médias, Lagardère Active (JDD, Elle, Europe1…), a connu un exercice 2009 «exécrable». «On parle de croissance entre 0 et 3 % sur la publicité cette année, certes, mais d'où partons-nous ?», s'est-il interrogé. En réalité, «Lagardère Active a pris le vent de face», a-t-il résumé même si des sujets de satisfaction existent pour la filiale médias, notamment grâce au numérique, à son magazine Elle ou encore à la radio Europe 1.
Didier Quillot, le patron de la branche médias, a enfoncé le clou, évoquant des recettes publicitaires «stables, voire en très légère hausse, au premier trimestre». La branche affiche, à elle seule, une perte nette (part du groupe) de 389 millions d'euros, contre 70 millions en 2008. L'ensemble du groupe publie un résultat net consolidé en chute de 77 %, à 137 millions d'euros, en intégrant sa contribution dans le groupe aéronautique européen EADS. Sans celle-ci, le résultat net de Lagardère ne recule que d'un peu moins de 10 % «seulement», à 324 millions d'euros.
Dans ce contexte, le groupe a décidé d'adapter son portefeuille d'activités. Des partenariats dans la presse magazine internationale sont prévus cette année, de même que «la poursuite de l'adaptation des coûts d'exploitation» du groupe. Mais, surtout, Arnaud Lagardère a confié hier vouloir céder les «activités en croissance limitée» comme «des participations minoritaires». Europe 1 Sport fait ainsi l'objet d'«une réflexion portant sur une solution de cession ou de fermeture», a précisé hier Didier Quillot.
Quant à la chaîne de la TNT Virgin 17, «à ce stade, nous n'avons pas ouvert de dossier de cession», a-t-il indiqué. Plus globalement, Arnaud Lagardère s'est dit ouvert à l'étude de chacune de ses participations minoritaires (Groupe Marie Claire, Amaury, Canal +, EADS…).
«Nous n'avons pas de calendrier précis et nous ne céderons pas à n'importe quel prix, ni à n'importe quel moment», a-t-il souligné. «Chaque année, des fenêtres s'ouvrent et c'est à nous de voir si un ensemble de critères sont remplis», a-t-il remarqué en référence à sa part dans Canal + (20 %) même si aucune discussion n'est aujourd'hui entamée avec le groupe Vivendi. De même, se considérant comme simple actionnaire et non comme opérateur du distributeur de presse Presstalis (ex-NMPP), le groupe Lagardère a confirmé «faire son devoir dans le cadre de la mission Mettling en tant qu'éditeur, sans rien de plus».
En revanche, le groupe prévoit «d'ici à quelques semaines, au plus un mois» de réaliser une acquisition dans le secteur sportif aux États-Unis. Cette «pépite serait d'un coût relatif mais symbolique de la stratégie du groupe», a insisté Arnaud Lagardère.